E-invoicing : tout comprendre sur la facturation électronique obligatoire dès 2026
Par Audrine Bodin
Responsable Marketing

- Qu’est-ce que l’e-invoicing ?
- Pourquoi l’e-invoicing a-t-il été mis en place ? Objectifs de l’État et bénéfices pour les entreprises
- E-invoicing vs e-reporting : quelles différences ?
- Qui est concerné par l’e-invoicing ?
- Quand l’e-invoicing devient-il obligatoire ?
- Comment fonctionne l’e-invoicing en pratique ?
- Quelles données de facturation et formats sont exigés ?
- Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?
- Comment mettre en place l’e-invoicing dans votre entreprise ?
- Conclusion : Pourquoi anticiper dès maintenant l’e-invoicing ?
L’e-invoicing, ou facturation électronique, désigne l’émission, la transmission et la réception des factures sous un format numérique structuré via une plateforme agréée (Ex PDP). Contrairement à un PDF envoyé par e-mail ou à un scan d’une facture papier, une facture électronique est conçue pour être lisible et exploitable automatiquement par les logiciels comptables et fiscaux.
Cela signifie que chaque facture doit contenir un certain nombre de données de facturation normalisées (montant HT, TVA, identité du fournisseur et du client assujetti à la TVA, date d’émission, etc.) afin de pouvoir être traitée sans ressaisie manuelle. Ces formats standardisés, comme Factur-X, UBL ou CII, garantissent l’échange de factures fluide et sécurisé entre entreprises assujetties et avec l’administration fiscale.
👉 En clair, l’e-invoicing marque la fin des échanges de factures papier ou PDF “simples” : tout le cycle de vie de la facture — de sa création à son archivage — devient entièrement dématérialisé et automatisé.

Qu’est-ce que l’e-invoicing ?
L’e-invoicing (facturation électronique) consiste à émettre, transmettre et recevoir des factures au format numérique structuré via une plateforme agréée. Contrairement à un PDF, elles sont traitées automatiquement par les logiciels comptables et fiscaux.
Pourquoi l’e-invoicing a-t-il été mis en place ? Objectifs de l’État et bénéfices pour les entreprises
Les objectifs de l’État
La généralisation de la facturation électronique répond avant tout à un enjeu de contrôle et de modernisation fiscale. Grâce à l’e-invoicing, l’administration dispose d’un accès direct et en temps réel aux données de facturation. Cela permet :
- de créer une lutte contre la fraude à la TVA plus efficace, qui représente plusieurs milliards d’euros de pertes chaque année en France, en organisant une transmission sécurisée des données ;
- de simplifier et fiabiliser les déclarations de TVA, grâce à un préremplissage automatisé, grâce à une simplification du processus ;
- de mieux suivre l’activité économique des entreprises en France et d’obtenir une meilleure gestion et une vision plus précise de la conjoncture nationale.
Quels bénéfices concrets pour votre entreprise ?
Au-delà de l’obligation légale, l’e-invoicing représente une opportunité de modernisation pour toutes les entreprises. En digitalisant le processus de facturation, vous gagnez en productivité et en compétitivité.
Les bénéfices directs
- Réduction des coûts : fin des impressions, envois postaux et archivages papier.
- Gain d’efficacité : suppression des ressaisies manuelles et des erreurs liées au papier.
- Paiements plus rapides : factures électroniques traitées plus vite, donc meilleure trésorerie.
- Sécurité renforcée : factures tracées, infalsifiables et archivées de manière conforme.
Les bénéfices indirects
- Meilleure conformité fiscale : données structurées et prêtes en cas de contrôle fiscal.
- Visibilité accrue sur vos flux financiers : suivi en temps réel de l’activité.
- Amélioration de la relation clients-fournisseurs : moins de litiges, plus de transparence.
- Avantage concurrentiel : les entreprises assujetties qui anticipent la réforme de la facturation auront une longueur d’avance.
👉 En résumé, l’e-invoicing n’est pas seulement une contrainte. C’est un levier de performance qui vous aide à optimiser vos processus de dématérialisation et à préparer sereinement les prochaines échéances réglementaires (notamment le 1er septembre 2026).
E-invoicing vs e-reporting : quelles différences ?
L’e-invoicing et l’e-reporting sont deux obligations complémentaires mais avec un processus distinct. Elles font toutes deux partie de la réforme de la facturation électronique, mais ne s’appliquent pas aux mêmes transactions.
L’e-invoicing : la facturation électronique entre entreprises assujetties
L’e-invoicing s’applique à toutes les transactions B2B domestiques. Concrètement, cela signifie que lorsqu’une entreprise française vend un bien ou un service à une autre entreprise assujettie à la TVA, la facture électronique doit être émise et transmise par voie électronique via une plateforme agréée (ex. PDP) afin d’effectuer la transmission à l’administration fiscale.
L’e-reporting : la transmission des données à l’administration fiscale
L’e-reporting, quant à lui, concerne les opérations qui ne passent pas par l’e-invoicing, mais dont les données de facturation doivent tout de même être transmises à l’administration fiscale. C’est le cas par exemple pour :
- les transactions B2C (ventes aux particuliers),
- les transactions internationales,
- certaines opérations spécifiques non couvertes par l’e-invoicing.
👉 En résumé : l’e-invoicing, c’est la facture électronique obligatoire entre entreprises en France, tandis que l’e-reporting, c’est la déclaration de données complémentaires pour les opérations qui échappent à la facturation électronique.

GUIDE COMPLET
Se préparer à la facturation électronique obligatoire en 2026
Dates, e-invoicing, e-reporting, OD, PDP, Factur-x…
Qui est concerné par l’e-invoicing ?
L’e-invoicing concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA en France. Qu’il s’agisse d’une grande entreprise, d’une taille intermédiaire, d’une PME ou même d’une TPE, vous serez tenu d’émettre et de recevoir des factures sous format électronique selon le calendrier prévu par la réforme de la facturation.
Les transactions B2B domestiques
L’obligation s’applique à toutes les opérations d’achats et de ventes de biens ou de prestations de services réalisées entre entreprises assujetties à la TVA.
Les cas particuliers et exonérations
Certaines opérations ne sont pas concernées par l’e-invoicing, notamment lorsqu’elles sont exonérées de TVA. C’est le cas par exemple pour :
- les opérations immobilières,
- les opérations bancaires et financières,
- les assurances et réassurances,
- certaines activités dans le secteur public (santé, éducation, associations).
👉 En clair : si votre entreprise assujettie est établie en France, vous êtes concerné par l’obligation de facturation électronique, sauf cas d’exonération.
Quand l’e-invoicing devient-il obligatoire ?
La mise en place de l’obligation de facturation électronique se fait progressivement, selon la taille des entreprises en France.
- 1er septembre 2026 :
- Obligation pour toutes les entreprises assujetties de réception des factures électroniques,
- Obligation d’émission pour les grandes entreprises et celles de taille intermédiaire (ETI).
- 1er septembre 2027 :
- Obligation d’émission pour les PME et TPE.
👉 En pratique, dès septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être prêtes à recevoir des factures électroniques. Puis, en fonction de leur taille, elles devront progressivement être capables de les émettre.
Comment fonctionne l’e-invoicing en pratique ?
L’e-invoicing repose sur un schéma appelé « modèle en T » (ou modèle en Y), qui organise la circulation des factures électroniques entre les entreprises assujetties et l’administration fiscale.
Les principaux acteurs du dispositif
- PPF (Portail Public de Facturation) : géré par l’État, ce portail centralise et assure la transmission des données fiscales.
- PDP (Plateformes de Dématérialisation Partenaires) : plateformes agréées par l’État, elles assurent la transmission sécurisée, le suivi des statuts et l’archivage conforme.
- OD (Opérateurs de Dématérialisation) : solutions ou prestataires permettant la mise en œuvre et l’intégration des données dans le processus de facturation.
👉 Grâce à ce modèle, les factures électroniques circulent de manière sécurisée, standardisée et automatisée. Les entreprises assujetties échangent directement leurs factures tout en respectant l’obligation de transmission des données à l’administration fiscale.
Quelles données de facturation et formats sont exigés ?
L’une des grandes nouveautés de l’e-invoicing est l’obligation d’utiliser des formats électroniques standardisés et de transmettre des informations précises à l’administration fiscale.
👉 Ces mentions obligatoires incluent : numéro, date, identité de l’entreprise assujettie, montant HT, TVA, conditions de paiement.
👉 Les formats reconnus : Factur-X, UBL, CII, EDI, garantissent une voie électronique sécurisée et un traitement automatisé.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?
- Entreprises assujetties : amende de 15 € par facture électronique non conforme, plafonnée à 15 000 € par an.
- Plateformes agréées (PDP) : sanctions jusqu’à 45 000 € par an en cas de non-transmission des données.
👉 Respecter la réglementation permet d’éviter les sanctions et de garantir la conformité légale en cas de contrôle fiscal.
Comment mettre en place l’e-invoicing dans votre entreprise ?
Voici les étapes de mise en œuvre :
- Cartographier vos flux de facturation et identifier vos besoins.
- Choisir une plateforme de facturation électronique (plateforme agréée PDP ou opérateur de dématérialisation).
- Assurer l’intégration des données à vos outils métiers (ERP, GED, outil de facturation).
- Former vos équipes à la nouvelle réglementation.
- Déployer progressivement avec un pilote avant la généralisation de la facturation électronique.
Conclusion : Pourquoi anticiper dès maintenant l’e-invoicing ?
L’e-invoicing sera obligatoire à partir du 1er septembre 2026 pour toutes les entreprises assujetties à la TVA. Anticiper permet de :
- sécuriser vos flux financiers,
- garantir votre conformité fiscale,
- réduire les risques de fraude à la TVA,
- transformer une obligation complémentaire en un levier de performance.
👉 Chez Deltic, nous accompagnons déjà des PME, ETI et grandes entreprises dans la mise en œuvre de la facturation électronique via des solutions comme Zeendoc et DocuWare.
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